Prügelpädagogik
L’instituteur Joseph Bach, qui a formé, entre 1897 et 1924, près de deux générations de garçons à l’école primaire de Waldighoffen, était très craint par ses élèves.
Vu le nombre très élevé d’élèves de sa classes unique (record battu en 1903 avec 82 garçons) il ne tolérait pas la mauvaise conduite et pratiquait la « Prügelpädagogik ». (Pédagogie de la baguette.)
Un jour, lors d’une leçon sur les points cardinaux, il demanda au petit Joseph :
- « Wo geht die Sonne auf ? » ( Le soleil se lève où ? )
- Le garçon qui n’avait apparemment pas bien écouté la leçon, se leva lentement, très anxieux et pensif. Il chercha de l’aide auprès de ses camarades. Mais ces derniers n’osaient lui souffler.
Tout à coup, son visage se détendit et il répondit fièrement :
- « In Steinsoultz geht die Sonne auf. Der Biselklaus hängt sie hinaus ! »
Le maître d’école n’apprécia pas cette plaisanterie qui n’en était pas une pour le petit Joseph, car il se rappelait que c’est toujours en direction de Steinsoultz que le soleil se lève et le beau soleil peint de l’enseigne du restaurateur Nicolas Bisel, propriétaire de l’auberge
« Au Soleil ».


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