Non merci, je suis très pressé, aujourd’hui !
Ce petit récit d’un habitant de Magstatt nous prouve que les performances de l’automobile du poète Charles Zumstein étaient loin de celle de nos jours.
« Lorsque j’avais 12 ans, je me permettais avec d’autres garçons du village d’embêter Monsieur Zumstein. Quand il passait dans le village, on lui courrait après et lorsqu’on l’avait rejoint, on essayait de retenir sa machine jusqu’au point de l’immobiliser.
Le poète était fier de son automobile et appréciait très mal cette farce. Il mit donc son véhicule au point mort et descendit pour nous donner une leçon, mais le temps de quitter sa machine, nous étions déjà loin ».
Un jour, le poète rencontra le curé de Magstatt-le-Haut sur le chemin de Sierentz.
Zumstein lui proposa de monter dans son véhicule, mais l’abbé lui dit très poliment :
- « Non merci, je suis très pressé, aujourd’hui ! »


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