L’adjudication de bois de chauffage
Une vieille dame racontait l’histoire suivante :
« Wenn eiseri Müàtter ghert hett ass Holzverkaüf esch, eschs’r scho schlacht worde ! » ( Lorsque notre mère apprenait qu’il y avait une vente de bois, elle en était malade ! ).
Lors de ces adjudications, ceux qui n’avaient pas de forêt où ne coupaient leur bois de chauffage eux-mêmes, cherchaient à acquérir un lot le moins cher possible.
Des paysans qui avaient un bon attelage avec des chevaux étaient chargés par des particuliers d’en acheter.
Dans les communes où des importantes coupes annuelles eurent lieu et suivant la forte concurrence qui faisait monter les enchères, nombreux s’abstenaient d’en acheter, mais passaient quand même l’après-midi au bistrot.
Dans la criée et la discussion, on ne s’apercevait pas que le vin ou la bière faisait de l’effet.
Ce qui arrivait à des acheteurs de Waldighoffen qui assistaient à une vente à Feldbach et qui devaient rentrer à pied.
Bras dessus, bras dessous, ils marchaient sur un rang occupant ainsi toute la largeur de la route.
Deux épouses, qui par expérience connaissaient l’état dans lequel se trouvaient leurs maris à ces occasions, avaient dépêché leurs grands fils à la rencontre de la joyeuse bande.
Ils trouvèrent celle-ci entre Feldbach et Riespach.
Tous les hommes qui la composaient se trouvaient couchés sur la chaussée, sauf celui à l’une des extrémités du rang et qui essayait en vain d’aider les autres à se relever.
L’un d’eux était tombé et avait entraîné les autres dans la chute.
L’un des fils, s’était approché de son père pour l’aider à se relever, il constata que même à terre les hommes se tenaient toujours par le bras.
L’un d’eux redressa alors la tête et hurla :
- « Büàbà ! D’zàmmà halte so lang ass’s ebbis d’süffà gett! »
( Les gars, restons unis tant qu’il y a quelque chose à boire ! )


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