Le cantonnier de Traubach le Haut
Après la guerre en 1871, le cantonnier avait reçu un livret des travaux, un genre de carnet de bord, dans lequel il devait marquer, en allemand bien sûr, des notes et observations concernant le tronçon de route qu’il devait entretenir.
Il n’avait aucune notion du « Hochdeutsch » et la tenue à jour de ce livret lui causait des problèmes.
Finalement il trouva dans le village, un écolier très évolué qui y marqua tout ce qu’il effectuait sur la route.
Tout ce passa bien et le « Wegmeister » un chef cantonnier prussien, très content de cette bonne comptabilité félicita le cantonnier pour son « allemand parfait ».
Un jour, c’était durant la période où les premières automobiles firent leur apparition, un de ces véhicules, qui venait de Dannemarie, avait loupé le virage à la sortie de Traubach le Haut et s’était jeté dans le fossé.
Le cantonnier qui effectuait des travaux non loin de là, se rendit sur les lieux pour aider le chauffeur. Ce dernier n’avait subi que des égratignures et le véhicule n’avait que le garde-boue avant enfoncé.
Les deux essayèrent en vain de sortir l’automobile du fossé.
A ce moment là, le Wegmeister, qui effectuait une tournée d’inspection, arriva sur les lieux.
Le cantonnier alla de suite à sa rencontre pour lui rendre compte, dans un admirable « Hochdeutsch » de l’accident :
- « Herr Wegmeiter, kommen Sie und lugen, eine Dampfkutsche ist in den Graben gekeit, aber wir kennen sie nicht wieder usen bringen ! » (Intraduisible)


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