Moyen pour échapper aux gabelous
Avant l’implantation de l’industrie dans le Sundgau, beaucoup d’habitants se livraient à la contrebande. Les marchandises introduites de la Suisse étaient surtout le café et le tabac.
Malgré une surveillance très active, exercée le long de la frontière et les patrouilles effectuées dans le « rayon frontière », les contrebandiers ne se décourageaient guère. Ils opérèrent souvent en bande. C’était plus facile pour semer les douaniers. Une de ces bandes composées d’habitants de Muespach, Steinsoultz, Waldighoffen et Durmenach fut interceptée par deux douaniers. Le groupe se dispersait dans toutes les directions. Les deux hommes de la brigade des fraudes suivaient la personne se déplaçant le moins vite ; une femme. Cette dame de Durmenach, très corpulente, mais dynamique, une vraie femme d’action, courait tout de même moins vite que ses collègues masculins. Croyant qu’elle allait être rejointe et obligée de « donner » les noms de toute la bande, elle eut une idée maligne. Ne portant pas de culottes (il parait que c’était chose courante à cette époque-là) elle retroussa sa robe jusqu’au-dessus des fesses. Cette méthode avait deux avantages ; elle pouvait mieux avancer et retarder ses poursuivants, car le ballottement de ses rondeurs fit tellement rire les deux gabelous, qu’ils s’écroulèrent et abandonnèrent finalement la poursuite.


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