La fatigue fait bouillir le sang
Il me semble que de tout temps, il y eut des disputes entre les couples et l’on sait aussi que les Sundgauviens « üs’m Grobà Strech » n’étaient pas toujours galants avec leurs épouses.
Ce n’était pas toujours méchant mais le langage était plutôt rude.
Un cultivateur de la région de Hirsingue, de Ruederbach pour ne pas le nommé, après une journée bien remplie, s’installa à la table pour lire le journal qu’il n’avait pas encore vu, faute de temps.
Très fatigué et de mauvaise humeur, il s’aperçut qu’il n’avait pas ses lunettes :
- « Apolline!... Apolline! ».
Son épouse, occupée dans la chambre à côté, ne répondit pas.
« Apolline ! » Cette fois-ci la voix était plus forte.
- « Oui, qu’est-ce qu’il y a ? »
- « Passe moi les lunettes ! »
- « Où sont sont-elles ? »
Impatient, il lança :
- « Uf’m Kommod, nàbem liàbà Herrgott, dü gottverdammischi Mohr ! » ( Sur la commode, à côté du Bon Dieu, damnée truie ! )


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