D’r Weibelsepp
Un peu de mesure s’il vous plaît ! C’était il y a 150 ans, le garde-champêtre Joseph, appelé « D’r Weibelsepp », en traversant son village, passait devant une maison où un homme administrait des gifles à son épouse et la frappait avec une branches.
« Ar hätt si armi Fraü gar g’waltig mit finffinger-Chrüt beschànkt un no mit’mà Wàllàbàngel, ass si zetert un Mordio briàhlt hätt ! »
Lorsque Weibelsepp eut vu la scène, son sang ne fit qu’un tour et rouge de colère il cria :
- « Chocht me’s dà Wiber so, dü wiàcht Chalb, dü ? Schloht me üfsi grad wià üf à Zugochs, dü grober Lappi ? Frilig wisse alli vernenftigi Mànner gar wohl, ud’Wiber , wu-ne bezzi Kretz im Chopf fài, sàhn dass o i, ass me dà Wiber hie un da à paar Ohrfigà un à paar saftigi Dàtschle gà müas, aber so grob macht m’s doch net, dü gottvergàssener Unchrischt ! »
( Cuisine t’on les femmes comme ça, affreux veau, toi ? Est-ce qu’on tape sur elles comme sur un bœuf, sacrée brute ? Bien sûr, tous les hommes raisonnables et aussi les femmes qui ont quelque chose dans la cervelle, reconnaissent que de temps en temps il faut donner quelques gifles et fessées aux femmes, mais on ne le fait pas aussi brutalement que toi, chrétien indigne, oublier de Dieu ! )


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