L'interdiction du français
Les occupants exigeaient que toutes les inscriptions françaises soient changées ou enlevées. En premier lieu, l’administration était concernée.
Pour déclarer une naissance, on n’allait plus à la mairie mais au Bürgermeisteramt. Ils ne toléraient même plus le mot « Lettres » sur les boites aux lettres.
Les noms et prénoms de consonance française furent changé ou traduits en allemand. Jean devenait Johann, François devenait Frantz, René devenait Renatus, Roger devenait Rüdiger, etc…
Un habitant de la Vallée de la Largue, nommé Schwob dit un dimanche en sortant de la Messe à un l’un de ses collègues :
- « Zum Glick heisst keiner fo minà Junge Roger, sunscht hàtte m’r jetz à Rüdiger Schwob in d’r Familie ! » ( Heureusement qu’aucun de mes fils ne s’appelle Roger, sinon nous aurions un « boche galeux » dans la famille ! )
« Schwob » (boche) était le nom péjoratif d’un allemand durant l'occupation et « rüdiger » veut dire en dialecte galeux.


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