Naji Kamouche et son exposition "Par delà l'errance oubliée"
Par delà l'errance oublié
Naji Kamouche expose au Forum de l’hôtel de ville de Saint Louis du 4 au 29 juin 2007. Le visiteur va entre les oeuvres comme un acteur, et découvre “Par delà l’errance oubliée”, accompagné ce soir d’une musique entre violon et piano.
Naji Kamouche “artistie” depuis vingt ans et des copeaux. “Artister” n’existe pas, entends-je ? Et alors, lui a le droit de créer et moi je reste interdite de néologisme ? Ah ça non ! Surtout en m’envoyant vernir de ma présence une exposition d’art contemporain, on ne peut pas m’obliger à rester dans les clous, je suis remontée à bloc’ après ce que j’ai vu ! Jugez par vous même…
Naji Kamouche aime à dire qu’il “laisse parler les oeuvres d’elles mêmes”.
Les titres ne constituent pas la définition du travail, mais agissent comme une étape à la mise en ambiance du visiteur, tout comme le lieu et la lecture sensible que fait chacun de ce qu’il voit. Le lieu est déterminant, puisque l’artiste confie qu’il expose en fonction de la configuration de l’endroit ; comme pour ne pas dénaturer l’espace ni son travail en le plaquant n’importe où de la même façon.
Naji Kamouche nous explique aussi comment l’objet “sert d’intermédiaire entre les individus” En ayant la double fonction de traduire le langage et d’évoquer quelque souvenir qu’on a en nous pour le travailler, le traduire, etc. Ainsi va l’art…
Il y a certaines idées là-bas qu’on aurait bien aimé voulu avoir. Comme le fait de distribuer des mots sur une cloison montée exprès pour l’occasion, comme des pensées qui passent par là, et continuent en face sur les vitres, en guise de réponse ou d’échappée. Un peu dommage peut être de saupoudrer des mots midinette : “passion, oublier, solitude, séparer, etc”. Il eût été intéressant de grouper des antithèses, de faire se choquer ces pensées et des connotations moins évidentes.
Combien d’années, d’heures, de temps mettra-t-elle (cette bougie) à se consumer ? Pour moi, la question est : “quelle est la durée de notre mèche, et par extension de notre flamme ?" Les cheveux de cette femme semblent continuer de pousser alors que sa vie se consumera. L’idée est profonde, et l’on peut - si l’on veut - se dire que la cloison en arrière-plan apparaît comme la mémoire de cette vie qui se consume. Pourquoi pas, car ainsi va l’art, rappelez-vous.
La pièce la plus “tendance” est certainement “caresser l’errance d’un pas oublié”, oeuvre sur laquelle l’artiste a voulu sortir de leur torpeur des Charenthèses douillettes en leur rappelant qu’elles ont erré en des lieux dépaysés. Pour ce faire, il fusionne les pas et leur sol.
Pour approfondir la visite, vous pourrez vous rendre à l’exposition de Naji Kamouche au forum de la mairie de Saint-Louis. Et n’oubliez pas, vous pouvez nous faire part de vos commentaires sur le site Hopla-net.com !
Bonne visite !

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