L’Art du bonsaï par François Jeker
L'art du bonsaï avec François Jeker
Savez-vous que c'est dans le Sundgau, que l'on trouve une sommité mondiale en matière de bonsaï ? François JEKER est certes un conseiller en communication très connu par les professionnels, mais aussi un grand passionné de bonsaï. Ce spécialiste de l'arbre miniature nous a accueillis dans sa maison. Une passionnante évasion au pays du Soleil Levant depuis la belle Alsace.
Quelques généralités sur les bonsaïs
L’origine du bonsaï, qui signifie en japonais « planté sur un plateau », remonte au 2e siècle en Chine. Ce sont les Japonais qui ont contribué à son essor au VIIIe siècle. Il a gagné l’Europe au cours du XIXe siècle où il restait confiné à quelques initiés. Le bonsaï s’est démocratisé au cours des XIX et XXes siècles et toutes les nouvelles techniques de taille, de ligature et autres méthodes de mise en forme de l’arbre, datent de cette époque.
Pour trouver un arbre qui fera un bon bonsaï, il est très important qu’il soit prélevé dans la nature, dans un milieu assez proche de celui dans lequel vous désirez le faire grandir. Si vous achetez un arbre exotique en grande surface il y aura très peu de chances de survie une fois installé dans un autre milieu que le sien. L'amateur de bonsaï choisit généralement un arbre poussant naturellement dans sa région, qui possède une caractéristique spécifique (tronc, forme) qu’il va tenter de mettre en valeur. Avant de transplanter le futur bonsaï, le passionné va le préparer sur son lieu de naissance, et cela peut durer plusieurs années.
Ainsi, François JEKER a toujours des arbres en préparation dans différentes régions et il les visite plusieurs fois pour les préparer avant de les transplanter.
Équilibre, est le maître mot du maître. Il contemple toujours un arbre de face, car c’est là qu’est son image, sa cohérence. Et gare à vous si vous prenez des photographies autrement que bien en face… François JEKER ne manquera pas de vous faire remarquer que vous perdez l’essentiel de l’art…
Yosho Naka, maître japonais dit que « pour faire du bonsaï, il faut un arbre, un homme, une paire de ciseaux et... beaucoup, beaucoup, beaucoup d’amour ».
Contrairement à l’idée reçue, il ne faut pas parler à une plante pour qu’elle s'épanouisse, mais être à l’écoute de ses besoins pour pouvoir lui apporter les éléments essentiels à son bon développement : une terre convenable, assez de lumière, assez d’eau, un pot adapté et des engrais sous différentes formes. Selon les types d’arbres, la taille se fait 1 à 5 fois par an.
François Jeker et le Bonsaï
Lorsqu’on demande à François JEKER quelles sont les origines de sa passion pour le bonsaï, il a du mal à donner une réponse précise. Il se souvient simplement qu’il a d’abord découvert le Japon grâce à un exemplaire de Paris Match qu’avait acheté son père et qu’il s’était senti attiré par ce pays qui lui parlait… L’art du bonsaï a été sa façon de s’imprégner de la culture du Pays du Soleil Levant avant que d’y effectuer plusieurs voyages. En apprendre les rudiments de la langue est aussi pour lui une forme d’immersion dans cette culture qu’il adore.
Il trouve son équilibre en préparant, dorlotant et choyant ses bonsaïs et confesse que ce qu’il aime chez ses confrères tailleurs, qu’ils soient japonais ou d’autres origines, c’est une forme de simplicité et de sensibilité bien particulière que l’on retrouve d’ailleurs dans leurs arbres.
Si François JEKER est devenu une référence mondiale dans le « microcosme du bonsaï », c’est en partie à sa formation à l’École des Beaux Arts qui le doit. Il y a étudié les différentes formes esthétiques et c’est notamment attardé sur l’esthétisme japonais. Équilibre, disions-nous plus haut, ce sera le leitmotiv de François JEKER et son obsession quand il travaille ses arbres pour leur donner leur forme. Le Ying et le Yang représenté dans un arbre minuscule.
Il doit aussi à son parcours une partie de sa notoriété ; il s’est inscrit au Club de bonsaï de Mulhouse pour apprendre les bases de sa passion. Très vite, ses réalisations allaient lui valoir la consécration au travers de nombreux trophées amateurs. Il rejoindra la Fédération française des bonsaïs où il sera dans le jury de grandes compétitions internationales de bonsaïs pendant 7 ans pendant lesquels il commettra de nombreux ouvrages sur le sujet. Livres aujourd’hui disponibles en français, en allemand, en anglais et en espagnol.
Aujourd’hui, François JEKER est un esthète du bonsaï et son intégration de l’art est telle qu’il trouve aujourd’hui prétentieux d’oser juger un arbre. Il estime que la beauté et la qualité d’un bonsaï ne se résument pas à son tronc, son ossature, son feuillage ou son pot… Elles intègrent également le vécu de l’histoire de l’arbre avec son tailleur, leur attachement mutuel et l’évolution du bonsaï, depuis sa naissance à sa forme finale. C’est l’ensemble de ces paramètres qui forme l’oeuvre… qui devient art. Et c’est l’art qui touche à la sensibilité de l’individu qui est unique… et donc la sensibilité d’un juge ne pourra jamais représenter la sensibilité de tous.
François JEKER s’est spécialisé dans le travail du bois mort et a mis au point ses propres techniques de travail. Pour lui, réussir à faire survivre un arbre blessé est une récompense et une communion réussie avec la nature. À force de patience, de souffrance, l'amateur de bonsaï et la nature s’unissent pour ce bonheur de voir un arbre ressusciter. Et, comme si les arbres, devenus bonsaïs, voulaient remercier leur tailleur, ils acquièrent la dignité des vieux chênes centenaires avec une vivacité quadruplée. Il suffit de contempler les bonsaïs de François JEKER pour comprendre la subtile connivence qui existe entre eux.
François JEKER, une sommité mondiale du bonsaï !
En se rendant dans les magasines spécialisés comme Bonsaï Today aux USA, Bonsaï Europe, Esprit Bonsaï, France Bonsaï, il est courant d’entendre parler de François JEKER. Il est également à l’origine d’un trophée particulier : le “JEKER DEADWOOD AWARD”.
Aujourd’hui, le maître dispense des stages bonsaï de 2 à 4 jours en Alsace et à l’international. Il participe à des conférences sur le bonsaï dans toute l’Europe, aux USA et même dans les îles… Bien entendu, il n’oublie jamais son Alsace où il expose quelquefois ses oeuvres.
François JEKER nous prépare également un livre qui devrait voir le jour d’ici 2009 et qui sera rempli de photos de bonsaïs et d’explications schématisées depuis 2003-2004. Un site internet est également accessible www.jeker-bonsai.fr
Les conseils de François JEKER aux débutants
Pour ceux qui voudraient se lancer dans le bonsaï, il est essentiel de ne pas faire ses premiers pas tout seul. Faites-vous accompagner d’un initié pour vos premiers gestes : arrosage, taille, ligature... et surtout pour le choix de l’arbre. Cet acte déterminant assurera la survie de l’arbuste en fonction de l’emplacement que vous souhaitez lui réserver (ombre, soleil, intérieur, extérieur) et du temps que vous désirez consacrer au bonsaï.
NB : Si vous souhaitez prélever un arbre dans la nature, vérifiez que vous possédez les autorisations du propriétaire du terrain ou de l’Office National des Forêts.

Google Bookmarks
Yahoo Bookmarks
Twitter
MySpace
Digg
Facebook
Del.icio.us

