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Fête nationale Suisse (1er août)

La Fête nationale suisse célèbre le souvenir du serment de 1291, du Grütli et de Guillaume Tell. Des trois, un seul ne serait pas un mythe ! Lequel ?

La fête nationale Suisse

Le 1er août en Suisse est l’équivalent de notre 14 juillet. En Suisse, on ne célèbre pas la prise d’une Bastille, mais le souvenir d’un serment qu’on prêté les trois cantons alpins d’Uri, du Nidwald et de Schwyz (ce dernier donnant son nom au pays) en 1291. Ce pacte écrit en latin, et qui fait référence à un pacte plus ancien jamais retrouvé, visait à conclure une alliance perpétuelle juridique et défensive. On sait qu’il date d’août 1291, mais le jour exact de sa signature n’est pas connu. C’est pourquoi le 1er août a été choisi à défaut de la véritable date…

Fête Nationale Suisse : Lanceurs de drapeaux et Alphorngruppe

Et la prairie du Grütli dans tout ça ?

Le travail d’archiviste n’était pas encore ce qu’il est aujourd’hui. Dès lors, c’est par le bouche-à-oreille que se racontait l’histoire de la Suisse, et le serment du Grütli figure bien dans le mythe fondateur de la Suisse. Il y a cependant un problème de date. Le serment, censé se dérouler sur la Prairie du Grütli, est daté de 1307, soit 16 ans après le pacte écrit découvert par nos archivistes. Aujourd’hui, le serment du Grütli est considéré comme une légende et beaucoup confondent les deux pactes. Vous trouverez ainsi encore beaucoup de personnes qui pensent que le serment de 1291 a été fait sur la prairie du Grütli.

Et Guillaume Tell ?

Guillaume Tell fait partie intégrante du mythe. L’histoire (pour les uns) ou la légende (pour les autres) raconte que Guillaume Tell était un mercenaire très habile à l’arbalète, qui s’en était retourné vivre dans ses belles montagnes. À cette époque, un bailli, nommé par l’empereur d’Autriche, gouvernait avec des méthodes à même de chatouiller la fierté d’un montagnard suisse… Il avait fait planter un poteau au milieu du village et y avait cloué son couvre-chef et obligeait les habitants à s’incliner respectueusement quand ils passaient devant. Un geste avilissant pour Guillaume Tell qui refusa de le faire, un jour qu’il passait devant le poteau. Aussitôt arrêté, il continua de refuser de s’incliner à tel point que le bailli lui imposa, sous peine de mise à mort, de percer d’une flèche, une pomme posée sur la tête de son fils. Quand on connaît la précision suisse, ce fut un jeu d’enfant de réaliser l’exploit pour Guillaume Tell.

Comme le bailli avait remarqué qu’une seconde flèche était dissimulée dans la chemise de Guillaume Tell, il lui demanda les raisons de la présence de celle-ci. Il prit très mal la réponse de Guillaume Tell qui lui indiquait que cette seconde flèche était destinée à transpercer son coeur si la première flèche n’avait pas atteint son but… Il fit enfermer Guillaume Tell sur-le-champ. Alors qu’il emmenait son prisonnier en Autriche, Guillaume Tell s’évade et tue le méchant bailli qui apprit ainsi qu’il ne fallait pas chatouiller un montagnard suisse ! Cet épisode serait pour certains à l’origine du soulèvement du peuple suisse (il va s'en dire que ce sont les mêmes que les uns évoqués ci-dessus…).

Faut pas chatouiller un montagnard suisse !

Le 15 novembre 1315, 1500 montagnards Suisses (qui avaient décidé de suivre l’exemple de Guillaume Tell) mirent une trempe bien sentie à l’armée de 5000 soldats professionnels du Duc Léopold 1er d’Autriche, seigneur des Habsbourg. Cette bataille, dite de Morgarten, allait servir de leçon au Duc qui venait d’apprendre lui aussi et à ses dépens (il y laissera la vie…) qu’il ne faut pas trop chatouiller un montagnard suisse ainsi qu’on le disait déjà plus haut.

Après cette victoire, les trois cantons décidèrent de renforcer leur alliance par le pacte de Brunnen, rédigé, celui-ci, en allemand et qui mentionne pour la première fois le terme de «Eidgenossen» qui signifie «confédérés». Mais cette victoire allait surtout démontrer à d’autres cantons qu’il était possible de s’émanciper du «Prince» et de conquérir sa liberté. La Suisse que l’on connaît aujourd’hui allait ainsi progressivement se former avec l’arrivée de nouveaux cantons pour aboutir en 1815 à un Etat de 22 cantons et à la fameuse neutralité perpétuelle de la Suisse rédigée par Charles Pictet de Rochemont. Bref, tout ça pour dire que le 1er août en Suisse, on se souvient de ce fameux pacte écrit en latin et qu’on fait la fête pour l’occasion ! 

              

En 2007 au Bruderholz

En 2008 à Bâle

Fête Nationale Suisse : Drapeau Suisse

 

Les manifestations de la Fête nationale à Bâle

 

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