La réalisation des sabots alsaciens !
L'art de fabriquer un sabot par le sabotier d'Oltingue
Le choix de la bûche
Première étape : Trouver la bonne bûche qui servira à la confection de la paire de sabot (toutes les sortes de bois peuvent être utilisés, mais gare aux éclats d’obus et aux balles pouvant se cacher à l’intérieur ; ils peuvent causer des dommages matériels et corporels).
Mise aux dimensions de la bûche
Deuxième étape : Couper la bûche à la taille et la forme approximative des sabots désirés.
Le pointage de la bûche
Troisième étape : Le pointage des extrémités de la bûche avec un marteau et un burin sont nécessaires afin de pouvoir correctement fixer les futurs sabots sur la scie rotative !
Le sciage
Quatrième étape : L’attente ; la scie se charge de reproduire la forme du model métallique (le plus à droite) sur les deux bout de bois de façon symétrique. La forme du sabot se dessine progressivement avec l'avancée du sciage.
Le creusage du sabot
Cinquième étape : Le creusage du sabot. Pour cela on fixe les deux sabots de chaque côté du sabot guide. Les bras des deux perceuses latérales sont munies de forets puissants alors que le bras guide central est terminé par un embout protecteur. C’est donc en suivant le modèle du sabot central que les bras extérieurs vont creuser l’intérieur des futurs sabots.
Le rabotage du sabot
Sixième étape :
La rabotage ; il s’agit d’éliminer les extrémités qui dépassent encore des futurs sabots à l'aide d'une grande lime rotative.
C’est presque fini… 10 minutes ne se sont pas écoulées !
La délimitation du bord du sabot et la déco
Septième étape : La délimitation des bords internes et la décoration du sabot ( La griffe du sabotier est constituée des 4 coups de couteau à creuser).
Le polissage du sabot
Huitième étape : Le polissage
Le séchage du sabot
Neuvième étape : Le séchage…
Après cela le sabot, peut être peint, mis sur pied, transformé en porte clef, on peut y ajouter une lanière etc… Le sabot que nous avons vu naître est destiné à la décoration. On trouve toujours une place pour une adorable paire de sabot !
Et voilà un sabot tout beau !
La personnalisation du sabot
Mais ses galoches font toute sa fierté : Se sont des chaussures plus traditionnelles munie d’une semelle de caoutchouc-cuir, de caoutchouc à motif… Vous trouverez également des modèles fourrés pour le confort et la chaleur… car l’avantage, c'est le "sur mesure"! Augmenter la hauteur d’une galoche par rapport à l’autre, laisser un pied plus fin que l’autre, jouer sur une longueur et une largeur de pied différente… tout est possible !
1er janvier 2011 la fin d'un métier…
Aujourd’hui M. Doebelin se sent bien seul dans son atelier. Il se rappelle qu’à l’époque ils étaient une quinzaine d’employés à produire près de mille sabots par jour… Aujourd’hui il craint de voir ce métier de passion disparaître. C’est un travail d’une grande finesse qui saura vous étonner par sa ressemblance avec les chaussures d’aujourd’hui. S'agissant de modèles quasiment uniques et réalisés sur mesure, ils étaient réservés aux personnes aisées de cette belle époque.
C’est avec grand plaisir qu’il produisait de nombreux sabots pour les Wäkckiess du Carnaval de Bâle.
C'est à l'âge de 76 ans que Bertrand Doeblin, qui animait encore un peu son atelier, a décidé de le fermer définitivement pour profiter pleinement de sa retraite. Avec cette fermeture, c'est aussi un métier, celui de sabotier, qui disparaît, on ne peut que le regretter car cette fermeture n'intervient que parce que M. Doeblin n'a pas trouvé un successeur en mesure de reprendre l'exploitation de son atelier.
Dès le 1er janvier 2011
les visites de son atelier et l'achat de sabots ne seront plus possible.
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