Interview de Bruno Danan
Interview de Bruno Danan au 6e KKO festival d'Altkirch
Si dans la plupart des festivals il existe un prix du jury et un prix du public c'est précisément parce que ces deux là arrivent rarement à s'accorder sur un même coup de coeur. Mais parfois, comme lors d'une nuit de Noël où tout les présents commandés au vieux bonhomme à la barbe blanche sont au pied du sapin, il arrive que "le miracle" se produise et que professionnels et public tombent d'accord. C'est ce qui s'est passé lors du Festival du Court Métrage d'Altkirch où "Bonne nuit Malik" a fait l'unanimité parmi jury et public.
Tout juste auréolé de ses deux prix, son réalisateur, Bruno Danan a accepté de nous accorder quelques minutes pour un entretien où franchise et simplicité se sont disputer le premier rôle.
" Bonne Nuit, Malik " est ton premier court-métrage mais Altkirch est-il le premier festival où il est présenté ?
Non, si " Bonne Nuit, Malik " est bien ma première expérience derrière la caméra, mais le film a déjà été présenté dans plusieurs festivals notamment à Clermont-Ferrand en 2006.
Comment a-t-il été reçu dans les autres festivals ?
Il a reçu un bon accueil partout, en particulier auprès des scolaires.
Qu'attends-tu de ces deux prix ?
J'espère qu'ils me faciliteront la tâche pour les financements de mes prochains projets et qu'ils me permettront de nouer des contacts. Et puis c'est aussi une grande fierté. C'est important pour la confiance en soi et l'inspiration, deux éléments essentiels pour un réalisateur.
Où as-tu dégoté tes acteurs qui sont sacrément talentueux ?
C'est ma directrice de casting au carnet d'adresses bien fourni qui me les a proposé.
Les américains disent qu'il n'y a rien de pire que de tourner avec des enfants et des animaux es-tu d'accord avec ça ?
Tu oublies les bagnoles aussi ! Plus sérieusement, Samy Seghir qui joue le petit frère de Malik et qui venait juste de terminer Michou d'Auber avec Depardieu et Nathalie Baye est un vrai pro. Tout s'est très bien passé avec lui, j'ai tiré parti de l'encadrement dont il a bénéficié sur le film de Gilou.
Quel directeur d'acteur es-tu ?
J'ai eu la chance de travailler avec des acteurs très professionnels ce qui permet de tourner avec plus de liberté. Par exemple, certaines scènes ont été tournées en une seule prise, d'autres étaient improvisées…
Est-ce que tu considères le court-métrage comme l'anti-chambre du long, une sorte de passage obligé ?
C'est vrai qu'avant de réaliser un long, il faut faire ses armes dans la direction d'acteurs, la gestion du budget, etc. et le court-métrage est idéal pour ça.
Quels sont tes projets maintenant ?
J'ai terminé l'écriture de deux longs-métrages que je propose à droite et à gauche tout en les fignolant, mais je compte réaliser encore quelques courts avant de me lancer, histoire de me faire la main.
Un grand merci à Brunon Danan pour sa disponibilité et sa gentillesse.

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