Interview de Patrick Goujon, écrivain
Interview de Patrick Goujon au 6e KKO festival d'Altkirch
Patrick Goujon est jeune, il a un sacré coup de plume et il est membre du jury du festival du Court métrage d’Altkirch pour la seconde fois. Auteur de deux ouvrages parus chez Gallimard ( “ Moi non ” en 2003, et “ Carnets d’absences ”, en 2005 ), il fait partie de ces auteurs contemporains doués et foule d’autres adjectifs décrivant un type sympa et talentueux.
Patrick, est ce qu'il existe une littérature qui pourrait être l'équivalent du court métrage, tant dans la forme que dans l'esprit ?
A priori, je serais tenté de te répondre que la nouvelle est en littérature l'équivalent du court métrage au cinéma. Ce sont deux formats différents, qui peuvent l'un et l'autre prendre des libertés, et se permettre de traiter des sujets plus librement que les autres. Mais je t'avoue que je n'ai pas vraiment envie de classer le court métrage, qui s'attache depuis toujours à ne pas s'enfermer…
Quel est l'intêret du court métrage en terme de narration d'après toi ? Quel " petit truc en plus " peut apporter ce format à l'histoire ?
On pense que le fait de tourner moins longtemps rend le travail plus facile, mais c'est tout le contraire : le scénario doit être lisible, le jeu, même s'il est abstrait, ne peut pas être dilué... On n'a pas 1h30 pour se faire comprendre quand on fait un court !
Tu n'as jamais eu envie de te lancer dans l'écriture d'un script pour le cinéma ?
Non, pas vraiment. J'ai écrit pour la télé (NDLR : Patrick Goujon a écrit pour "Un Gars, Une Fille"), c'était une expérience, mais pour l'instant, j'ai assez de travail !

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